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Santé : LES VRAIS COMBATS pour la prévention – 1° PARTIE

LES VRAIS COMBATS À MENER POUR LA PRÉVENTION DANS NOTRE FRANCE CONTRE LES  RISQUES VIRAUX À VENIR

Si l’on prend pour point de départ le moment où l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a été informée par la Chine de l’épidémie le 31 décembre 2019, on constate que : L’ÉPIDEMIE DU NOUVEAU CORONAVIRUS se développe NETTEMENT PLUS RAPIDEMENT QUE CELLE DU SRAS EN 2003.

 Santé, Coronavirus, Risques et Préventions

QUELLES LEÇONS ONT-ELLES ÉTÉ TIRÉES DEPUIS 17 ANS ? (Date du document : 28/06/2013)

1 °  Le Conseil supérieur d’hygiène publique de France a analysé
les caractéristiques des prélèvements respiratoires et des autres prélèvements nécessaires au diagnostic, le délai minimum entre les premiers signes cliniques et les prélèvements, la période d’incubation étendue à 14 jours à la lumière de ces nouvelles données.

 *  Il émit des recommandations aux laboratoires de biologie pour l’acheminement et la prise en charge des prélèvements à visée diagnostique (respiratoires et autres) et de surveillance.

 *  Il précisa les modalités de désinfection des matériels et d’élimination des déchets.

Encore des mots

2 ° Depuis septembre 2012, une quinzaine de cas d’infections à nouveau coronavirus, responsable de pneumonies sévères (coronavirus proche du SRAS à l’origine de l’épidémie de 2003) ont été documentés dans la péninsule arabique et en Grande-Bretagne, où une possible contamination interhumaine a été confirmée.

L’éventualité de la survenue d’un cas en France ne pouvant être écartée, la Direction générale de la santé a demandé au HCSP un avis sur la conduite à tenir face à ce virus et autres) et de surveillance. Il précise encore les modalités de désinfection des matériels et d’élimination des déchets.

Toujours des mots.

3 ° L’état de santé des Français en 2013 n’a pas la cote. Car on peut, enfin, avancer l’idée que la santé perçue révèle également une morbidité ressentie mais non (encore) diagnostiquée, et donc non déclarée ou non déclarable ; cette dernière hypothèse concorderait notamment avec le caractère prédictif de la santé perçue en termes de mortalité.

Et rien n’a été fait et aucune stratégie de combat pour le futur. Ainsi le coronavirus 2020 plus meurtrier débarque sur une population non protégée.

4 ° Les dégâts sont là chez :

 *  Les personnes âgées de 70 ans et plus (même si les patients entre 50 ans et 70 ans doivent être surveillés de façon plus rapprochée).

 *  Les patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée, insuffisance cardiaque.

 *  Les malades atteints de cirrhose.

 *  Les patients aux antécédents  cardiovasculaires : hypertension artérielle, accident vasculaire cérébral.

 *  Les diabétiques insulino – dépendants.

 *  Les insuffisants respiratoires chroniques sous oxygénothérapie ou asthme ou mucoviscidose ou toute pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale.

 *  Les personnes avec une immunodépression.

5°  Quel est le poids des comorbidités dans le bilan mortel du corona-virus en France ?

Le bilan du18 juin 2020 fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie fait état de 29.603 morts au total, (le nombre de décès en EHPAD est de 10.457 morts). On sait depuis le début de l’épidémie en Chine que les personnes les plus fragiles sont celles qui ont le plus fort taux de mortalité. Grâce aux données de Santé Publique France, on sait désormais que cela est aussi vrai dans l’Hexagone.

D’après ces statistiques, plus de la moitié des personnes mortes en France à cause du Covid-19 avait une ou plusieurs comorbidités. Cela signifie qu’elles souffraient déjà d’au moins une pathologie.

Les comportements à risque (modes de vie) doivent être une priorité de santé publique en France.

La publication du LANCET montre qu’il y a problèmes sur les statistiques proposées, et voici pourquoi :

Dans un premier temps, il faut redéfinir ce qu’est le taux de létalité, à ne pas confondre avec le taux de mortalité, qui est le nombre de morts rapporté à l’ensemble d’une population, d’un pays ou du monde. Le taux de létalité est le nombre de morts rapporté au nombre de personnes infectées.

Et c’est là le premier problème. Aujourd’hui, ce nombre de personnes réellement infectées, on ne le connaît pas. On recense les gens qui sont déclarés positifs au SARS-CoV-2, mais tous les malades ne sont pas diagnostiqués. Jusqu’à ce jour par exemple en France, les médecins ne demandent un test qu’en cas d’infection présumée, à l’hôpital. Et ce dépistage dépend de la politique de chaque pays. Par exemple, en Corée du Sud, où un dépistage massif a été fait, le taux de létalité chute à 0,7% à l’échelle du pays.

Pourtant, pour connaître l’intégralité de la population infectée, il faudrait prendre en compte l’ensemble des personnes contaminées mais avec peu ou pas de symptômes. Et plus l’on avance dans l’épidémie, plus ce nombre paraît important. Une prépublication sur le site MedrXiv évoque 50% de cas asymptomatiques

Un cas intéressant est celui du bateau Diamond Princess qui a été mis sous quarantaine dès la découverte d’un premier cas et qui permet d’avoir un d’aperçu de l’évolution de la maladie sur une population fermée. Sur le navire, sur les 3.711 passagers et membres d’équipage, 634 personnes ont été testées positives. Selon les données de ce même paquebot, le taux de létalité par cas – ceux qui ont déclaré la maladie – serait de 2,3% et le taux de létalité d’infection – ceux qui ont contracté le virus mais sans forcément déclarer la maladie – soit le taux de létalité général, celui qu’on retiendra in fine, serait de 1,2%.

Donc en conclusion une analyse fine de la situation sur l’état de santé  réelle des Français nous montre que nous ne pouvons pas régler ces problèmes uniquement par des stratégies économiques, mais par un changement de comportement  individuel sur la gestion de sa santé.

Dr Yves Laraque le 21 juin 2020 

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