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Notre Système immunitaire

Dans ce contexte de crise sanitaire, où nous prenons conscience de la vulnérabilité de nos organismes, le Dr Yves Laraque nous transmet son analyse du système immunitaire,  sa naissance, son fonctionnement et son entretien tout au long de la vie …

Système immunitaire, sa construction et sa fragilité dès le départ.

Dans le ventre de notre mère le système immunitaire doit rester tolérant aux alloantigènes maternels.
A la naissance, l’énorme exposition soudaine aux antigènes environnementaux, dont beaucoup sont des bactéries commensales intestinales, oblige à un rapide changement des réponses immunitaires.
Le système immunitaire inné fournit une première ligne de défense contre les maladies. Et tous les opérateurs interagissent avec le système immunitaire adaptatif. Ces cellules se développent et mûrissent pendant
la vie foetale, mais à des moments différents, et l’immunité innée des nouveau-nés est encore faible.
Le microbiote fait une nouvelle fois la Une : des médecins américains montrent aujourd’hui qu’une alimentation très grasse chez la future mère affaiblirait le microbiote intestinal de son bébé et influencerait ses futures défenses immunitaires.
On comprend chaque jour un peu mieux le rôle que peut jouer le microbiote, cette colonie de 90 000 milliards de bactéries peuplant surtout notre intestin, dans le développement de l’organisme, pour ces chercheurs américains, en conclusion. Il est donc capital que les futures mères adoptent, même avant leur grossesse, de saines habitudes alimentaires si elles veulent assurer à leur progéniture des bénéfices à long terme.

Les impératifs :

  • ALCOOL et TABAC sont les ennemis jurés des femmes enceintes.
    Même un seul verre d’alcool peut être néfaste pour le bébé.
    Alors n’oubliez pas : abstinence totale pendant 9 mois.
  • ÉVITER la prise de tous les médicaments non nécessaires, sauf après avis médical autorisé.

Les conseils alimentation

  •  AU PETIT DÉJEUNER il est conseillé de prendre :
    – du pain 1/3 de baguette avec du beurre ou du fromage,
    – une boisson DÉCAFÉINÉE, tisane ou du lait (chèvre, vache etc) selon vos goûts.
  • Le repas du midi à volonté, composé de :
    – viandes blanches ou rouges, de poissons non panés,
    – légumes verts cuits ou crus à volonté,
    – pas de dessert sucré mais du fromage (tous cuits),
    – comme boisson de « l’eau plate »
  • Le 17h permet de manger 1 à 2 fruits nature, pas de fruits confits et pas de banane.
  • Le repas du soir composé par exemple de :
    – jambon blanc, d’œufs,
    – d’une soupe de légumes sans pomme de terre
    – de 1 à 2 yaourts nature sans sucre.

Le nouveau-né arrive avec un système immunitaire inné et adaptatif immature, il mûrit et acquiert de la mémoire tout au long de la vie, puis décline avec la vieillesse. Ces modifications sont examinées en lien avec les risques de différents types d’infection, maladies auto-immunes et tumeurs malignes.
Plus de 1600 gènes sont impliqués dans les réponses immunitaires innées et
adaptatives. Ces gènes sont d’une grande importance pour le maintien de la vie dans un environnement hostile. Pourtant, le système immunitaire est relativement immature à la naissance et doit évoluer au cours de la vie.

L’allaitement. «un acte social qui engage la survie de l’espèce ».

Le “savoir allaiter” est l’une des connaissances indispensables à la survie des mammifère, une part de ce savoir est instinctive.
Or de par sa composition, le lait maternel est le plus adapté à l’organisme de bébé. Mais ce n’est pas tout, le lait maternel évolue constamment selon les besoins de votre enfant.

Ainsi, sa composition varie pendant la lactation.
L’allaitement est le moyen le plus efficace de prévenir les pathologies infectieuses en début de vie chez le bébé.
Les immunoglobulines maternelles sont excrétées dans le lait, et sont source pour l’enfant d’une immunité passive, en attendant que son système
immunitaire soit plus mature.
Il est donc logique de poser l’hypothèse selon laquelle le transfert d’un antigène bactérien via le lait maternel pourrait déclencher une réponse immunitaire chez l’enfant allaité, et donc avoir un impact sur sa susceptibilité à long terme à la maladie infectieuse. On sait que le lait maternel peut transmettre divers agents infectieux. Il est donc intéressant de constater que le risque de contamination de l’enfant reste faible
même lorsque l’agent infectieux est présent à un taux important. Le lait humain contient de nombreux facteurs qui limitent le risque d’infection (IGA, lactoferrine, oligosaccharides, lymphocytes…).
MAIS c’est un pas positif dans l’évolution de votre vie personnelle, de la relation avec votre bébé et de votre amour avec le papa.


 Après 6 mois, la diversification est une étape fondamentale dans
l’alimentation et le développement du nourrisson.
Trop précoce, elle peut provoquer des troubles digestifs, des allergies alimentaires. Trop tardive, elle peut entraîner des carences.

Le système immunitaire a pour rôle de défendre l’organisme contre les infections. C’est une propriété qui permet de protéger le corps humain contre toute agression d’agents pathogènes.
L’immunité est naturelle ou provoquée grâce à la vaccination.


L’alimentation saine : renforcer efficacement notre système immunitaire.

Si la barrière est détériorée et affectée par divers stress, les fondations du système vont se lézarder, l’édifice risque de vaciller. Un peu comme une maison dont les portes et fenêtres resteraient ouvertes, tendant les bras aux voleurs. Il s’agit de la peau, toutes muqueuses confondues, des voies respiratoires, et surtout de la barrière intestinale qui, dépliée, est grande comme un court de tennis et dont les cellules se renouvellent toutes les 36 heures. Rappelons que le couple intestin-immunité est inséparable. Si l’ennemi trouve le moyen de franchir la barrière, c’est l’armée de l’immunité non spécifique, dite innée, qui est mobilisée avec des cellules spécialisées.

Le corps humain représente un environnement idéal pour de nombreux microbes et virus. Ils essaient donc de passer la barrière de la peau ou des muqueuses pour y proliférer. Le système immunitaire est un réseau de cellules, tissus et organes dont l’évolution nous a doté, et qui a pour rôle de nous défendre contre ces invasions.
Le système immunitaire est en général capable de faire la distinction entre ce qui appartient à votre corps et ce qui tente d’y pénétrer, comme le virus de la grippe. Pour cela, chaque cellule de votre corps présente à sa surface les mêmes protéines qui vous caractérisent. Le système immunitaire les reconnaît et les laisse en paix.


Faire un choix pour notre santé :
Les produits ultra-transformés, ceux que les scientifiques surnomment les « faux aliments », sont le résultat d’une technique secrète et savamment orchestrée par l’industrie agroalimentaire : le Cracking ! Céréales, biscuits, poissons panés, soupes instantanées… On les croit souvent inoffensifs.
Pourtant, ces aliments font partie de la redoutable famille des ultra-transformés.
De plus en plus, ces « faux aliments » suscitent la curiosité des chercheurs et des consommateurs. Car si l’on se penche sur la liste des
ingrédients de ces produits ultra-transformés, il y a de quoi sourciller. « Les produits ultra-transformés sont des produits industriels reconstitués à base de dizaines d’ingrédients, d’additifs et de mauvais sucres ».
Le système immunitaire est une propriété qui permet de protéger le corps
humain contre toute agression d’agents pathogènes. L’immunité est naturelle.
Ce système de reconnaissance du « soi » est appelé en biologie, « complexe majeur d’histocompatibilité ». Toute substance capable de déclencher une réponse du système immunitaire est appelée antigène. Le virus de la grippe, mais aussi la salmonelle, une bactérie qui contamine les aliments ou encore certaines protéines ou fractions de protéines (le gluten du blé dans la maladie céliaque) sont des antigènes. Les caractéristiques propres à l’antigène qui déclenchent la réponse immunitaire sont appelées des épitopes.


Les cellules du système immunitaire

Comme toutes les cellules du sang, elles proviennent de précurseurs présents dans la moelle osseuse, des cellules souches de deux types : myéloïdes et lymphoïdes.

  • Les cellules souches myéloïdes donnent naissance à des cellules qui répondent rapidement et indistinctement à une infection :
    – Les neutrophiles endommagent les bactéries quand ils les rencontrent et envoient des signaux d’alerte.
    – Les monocytes se transforment en macrophages dans les tissus et phagocytent les envahisseurs.
    – Les cellules qui contiennent des granules comme les éosinophiles attaquent les parasites, tandis que les basophiles relâchent des granules renfermant de l’histamine et d’autres molécules associées aux allergies.

  • Les cellules souches lymphoïdes donnent naissance à des globules blancs de petite taille appelés lymphocytes. Les lymphocytes interviennent à un stade plus avancé d’une infection. Ils montent des attaques plus ciblées, une fois que macrophages leur ont présenté des fragments d’antigènes récupérés sur les envahisseurs :
    – Les lymphocytes B se transforment en cellules du plasma qui produisent des anticorps.
    – Les lymphocytes T coordonnent la réponse immunitaire globale et éliminent les virus dissimulés dans les cellules infectées.

Le rôle des lymphocytes
Les lymphocytes B sécrètent donc des substances solubles connues sous le nom d’anticorps. Ils patrouillent autour des ganglions lymphatiques, attendant qu’un macrophage vienne leur présenter un antigène ou qu’un envahisseur se présente.
Les lymphocytes T sont de deux types : certains, comme les lymphocytes T auxiliaires, aident à réguler la réponse immunitaire, alors que d’autres comme les lymphocytestueurs éliminent les cellules infectées (mais aussi les cellules cancéreuses).

Acquisition de l’immunité

Les virus qui cherchent à entrer dans le corps doivent circonvenir le système immunitaire. Il faut d’abord passer la barrière de la peau et des muqueuses qui sont riches en anticorps. Ensuite, il faut tromper les défenses non spécifiques, qui défendent contre tout envahisseur, quel qu’il soit : phagocytes en patrouille, granulocytes, lymphocytes NK, peptides antimicrobiens…
Le virus qui réussit à franchir cette barrière doit enfin affronter des défenses spécialement montées contre lui, comme les anticorps et les lymphocytes T tueurs de cellules.
Lorsque des lymphocytes T et B sont activés, une partie d’entre eux garde le souvenir de l’attaquant. S’il se représente, le système immunitaire est prêt à le détruire. Cette immunité s’acquiert par une première infection ou artificiellement par un vaccin contenant des virus atténués ou des fragments du microbe.

 “Votre assiette peut vous protéger toute la vie, mais dans le respect de votre corps”

Dr Yves LARAQUE Alimentation et Santé

BIO : Depuis 50 ans, le Docteur Yves Laraque pratique la médecine générale, avec une longue expérience de la médecine d’urgence SMUR, de la médecine naturelle, de la Naturothérapie. Né le 14 mai 1939 en Haïti, diplômé de la Faculté de Médecine de Montpellier, de 1970 à 1986, il exerce la médecine rurale, il est médecin accoucheur et il assure à la demande de la DDASS une consultation pédiatrique. Depuis, il exerce la médecine générale à Bayonne. 

Durant son exercice il a occupé le poste de chef de Département responsable de l’enseignement de la Médecine Naturelle à Paris XIII, Faculté de Médecine de Bobigny, il a assuré dans le cadre de ce diplôme toute l’information alimentaire et participe à la défense des médecines naturelles, à travers des conférences et des émissions de Radio France Pays Basque. Membre de l’Organisation Mondiale de la Presse Périodique à Bruxelles, il est auteur d’articles et de livres.

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