Santé dans l'assiette
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L’Hexagone de plus en plus rond (1), par le Dr Yves Laraque

L’assiette santé est une orientation pratique et simple pour vous faciliter la vie et vous inspirer des repas sains et équilibrés.

Aujourd’hui nos concitoyens n’ont pas suffisamment de repères. Avec l’augmentation de la fréquence des pathologies liées à l’alimentation, l’éducation nutritionnelle devient la priorité d’une santé publique et la préoccupation de surveillance croissante des agences de publicité pour promouvoir une Communication Éthique.

POUR COMPRENDRE L’ASSIETTE DE LA SANTÉ :

1° LE GROUPE DES SUCRES :

Est-ce que le corps a besoin de sucre ?

Dans le domaine scientifique, le sucre appartient à la famille des glucides simples. Attention : Notre organisme en réalité n’a pas besoin de sucre pour fonctionner mais de glucose. Or ce glucose se trouve dans une quantité d’aliments autres que le sucre courant.

CE SONT :

Les Féculents :

  1. Les céréales cultivées en France au nombre de neuf : ( l’avoine, l’épeautre, le blé, le riz, le maïs, le millet, l’orge, le sarrasin, le seigle.
  2. Les produits céréaliers : les farines, les semoules, les pains, les pâtisseries, les cornflakes etc.
  3. Les légumineuses : les haricots secs, les lentilles, les pois secs, le soja.
  4. Les amylacées : la pomme de terre, les patates douces, le tapioca (manioc).
  5. Certains fruits : marrons, châtaignes, banane. Les fruits-légumes : betteraves, carottes.
  6. Tous les autres fruits : les agrumes, à noyau, exotiques.

Pour l’alcool, plus il est fort plus il est riche en sucre. Les cocktails répétés sont à déconseiller.

Sans oublier les effets indirects de la caféine, de la théine, de la stimulation olfacto-gustative et les facteurs psychologiques (la peur, la douleur, les états affectifs).

Ce qui est et devient problématique pour notre santé, c’est la surconsommation des sucres libres ajoutés aux aliments ou aux boissons par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur. Ces sucres sont facilement accessibles. Les jus de fruits, par exemple, bénéficient d’une aura santé, ce qui fait qu’on ne se méfie pas suffisamment de leur taux de sucre. Cependant quatre méta-analyses cohérentes sur les jus de fruits pressés suggèrent que leur consommation n’est pas fortement associée à un risque de diabète.

Ces groupes ont une action sur le PANCRÉAS ET DÉCLENCHENT LA PRODUCTION D’INSULINE. Donc le principal rôle des glucides est de fournir de l’ÉNERGIE au corps humain (1g de glucides fournit 4 calories). Lorsque nous les mangeons, ils se transforment plus ou moins rapidement en GLUCOSE, qui est le carburant de certaines cellules du corps. Notez que le glucose est le carburant exclusif du cerveau, qui en a besoin d’environ 140 g par jour.

*  L’insuline est une hormone sécrétée par le pancréas, elle permet au sucre de pénétrer dans les cellules. Ainsi le glucose ne se trouve plus dans le sang, et peut jouer son rôle de carburant de l’organisme. Cependant l’insuline peut aussi déclencher le stockage du glucose : dans le foie ou dans les muscles sous forme de glycogène, ou dans les tissus graisseux sous forme de lipides.

 *  Ce mécanisme est affecté de façon différente selon le type de diabète :

En cas de diabète insulino-requérant, l’organisme ne sécrète plus, ou pas assez, d’insuline. TYPE 1.

En cas de diabète insulino-résistant, l’insuline est bien produite par le pancréas, mais moins. TYPE 2.

Plus il y a de l’insuline déclenchée et plus il se produit une lipogenèse avec formation de graisses et surcharge cumulative de graisses dans les adipocytes qui peuvent entraîner un stockage inutile, avec pour conséquence une PRISE DE POIDS : 54 % des hommes et 44 % des femmes sont en surpoids ou obèses (IMC ≥ 25). Cette prévalence augmente avec l’âge.

« Du champ à l’assiette, une révolution nécessaire »,

« connecter les initiatives pour changer de modèle”.

C’est étrange que tant d’êtres humains n’aient aucune idée de la manière dont ils devraient se nourrir. Chaque espèce sauvage sur la planète sait comment le faire; vraisemblablement nos ancêtres aussi, avant que nos cerveaux surdimensionnés aient trouvé de nouvelles façons de compliquer les choses. L’on observe une très forte demande autour de ces thèmes, compliquée par une actualité anxiogène.

Selon l’INSEE « la consommation alimentaire depuis quarante ans : de plus en plus de produits élaborés » et l’abandon des produits frais. Les Français ne mangent pas équilibré, ils se nourrissent probablement plus mal. La progression importante des maladies liés à des causes alimentaires.

La médecine a fait tellement de progrès que plus personne n’est en bonne santé. (Aldous Huxley).

Ecrit par le Dr Yves Laraque

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